Pendant l’été, pluie et chaleur font souvent les affaires de votre jardin. Mais attention, ce cocktail météo favorise aussi l’apparition fréquente de certaines maladies. Mildiou, oïdium ou encore moniliose sont particulièrement actives pendant cette période. Vous souhaitez éviter de voir vos belles récoltes de fruits et légumes ruinées par ces fléaux ? La prévention est votre meilleure alliée ! Suivez le guide.
Mildiou : repérez-le vite et agissez avant les dégâts
Parmi les maladies estivales les plus redoutées par les jardiniers, le mildiou arrive souvent en tête. Connaissez-vous ce signe ? De petites taches brunes sur les tiges et feuilles pourraient laisser croire à une simple soif.
Mauvaise pioche ! En réalité, ce sont les spores du champignon qui ont germé à cause d’une humidité excessivement présente et d’une température d’environ 20°C.
Une fois détecté, c’est déjà trop tard : vous n’avez plus qu’à couper les branches atteintes. Faites disparaître rapidement ces parties malades pour éviter toute contamination. Cela s’applique aux tomates, aux pommes de terre, mais aussi à la vigne.
La bouillie bordelaise, incontournable prévention
Heureusement, tout n’est pas perdu : la prévention reste indispensable. Pensez notamment à appliquer une solution fongicide à base de cuivre comme la bouillie bordelaise, très efficace pour bloquer la germination de ces spores. Voici trois conseils pratiques essentiels :
- Appliquez cette bouillie le matin, avant une pluie prévue (laisser agir au moins 6 heures pour éviter le lessivage).
- Après chaque averse importante, recommencez le traitement.
- Répétez la dose toutes les trois à quatre semaines jusqu’en automne.
Alternatives naturelles : que valent bicarbonate et purin d’ortie ?
Peut-être avez-vous entendu parler de solutions naturelles comme le purin d’ortie ou le bicarbonate de soude. Attention, ces produits n’ont pas tous des propriétés clairement démontrées contre le mildiou :
- Bicarbonate de soude : son action serait principalement liée à une modification du pH, limitant la germination des spores. Aucune validation officielle à ce jour, restez prudent !
- Purin d’ortie : considéré plutôt comme booster naturel pour renforcer la résistance des plantes, sans véritable effet fongicide reconnu.
Comment éviter l’apparition des maladies estivales dans le potager ?
Finalement, limiter les risques passe aussi par des bonnes pratiques culturales à mettre en place tout au long de l’année. Avec ça, vous partez l’esprit plus tranquille :
- Respectez les rotations de cultures dans votre potager : alternez les variétés sensibles tous les 3 à 4 ans.
- Privilégiez les variétés résistantes et tolérantes aux maladies courantes dans votre région.
- Adoptez une distance de plantation suffisante (50 cm minimum pour les tomates, par exemple), cela facilitera l’aération et la circulation d’air.
- Arrosez toujours au pied des plantes, jamais en aspergeant directement les feuilles et uniquement tôt le matin.
- Paillage et taille des feuilles basses contribueront également à réduire la propagation des maladies depuis le sol.
Zoom sur l’oïdium et la moniliose : comment les identifier et les prévenir ?
L’été voit également se développer d’autres maladies fréquentes auxquelles vous devez prêter attention :
L’oïdium, ennemi des fleurs et cucurbitacées
Si vos rosiers ou votre vigne se couvrent d’une poudre blanche fine et farineuse, vous êtes probablement face à l’oïdium.
Pour vous en prémunir correctement, rien ne vaut un traitement régulier au soufre à intervalle de huit à dix jours pendant les périodes sensibles.
Moniliose, la catastrophe du verger
De son côté, la moniliose, qui se remarque par des chiffonnements bruns et blanchâtres sur les fruits, s’attaque particulièrement aux arbres fruitiers : pommiers, poiriers, pêchers ou abricotiers. Pour éviter sa prolifération :
- Éclaircissez régulièrement vos fruits pour éviter leur contact et limiter ainsi la contagion.
- Ramassez systématiquement durant l’hiver tous les fruits malades restés sur les arbres, véritables foyers de spores.
- Préparez le terrain en appliquant la bouillie bordelaise lorsque le temps reste humide.
Et vous, avez-vous déjà fait face à ces maladies estivales au potager ? Avez-vous d’autres astuces ou expériences à partager avec nos lecteurs ? N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires ci-dessous ! Nous sommes toujours ravis d’échanger avec vous sur ces sujets passionnants.